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Sacré Champion d’Europe avec le Real de Madrid puis avec le Portugal et Ballon d’or 2016 pour la 4ème fois, Cristiano Ronaldo ajoute à sa collection le trophée The Best - Joueur de la FIFA ce lundi 9 janvier 2017. Les autres têtes couronnées de la Soirée sont : Carli Lloyd (États-Unis) : Joueuse FIFA, Claudio Ranieri (Leicester) : Coach FIFA, Silvia Neid (Allemagne) : Coach féminine FIFA

Depuis trois ans maintenant, le football béninois est secoué par une crise sans précédent qui le détruit et l'enfonce dans les profondeurs abyssales. A ce moment précis de cette crise, il importe que l'Etat béninois prenne ses responsabilités pour sauver cette jeunesse sacrifiée sur l'autel des intérêts égoïstes. Afin de mieux comprendre ce point de vue, retour sur les faits marquants de ce triste feuilleton.

 

La crise Anjorin- Attolou….

 

Qu'il vous souvienne qu'en 2009, ANJORIN Moucharafou, président sortant de la fédération béninoise de football était en disgrâce avec certains de ses collaborateurs. Très malin, il réussira à se trouver un soutien de taille  qui n'est rien d'autre que l'actuel président du patronat afin de rempiler. Ce fut le début d'une expérience très fructueuse du football professionnel au Bénin. Mais très tôt, les divergences d'opinion entre   le président ANJORIN et ses nouveaux partenaires naissent et s'enflent jusqu'à la démission de douze (12) des quinze (15) membres  de cette fédération le 20 décembre 2010. C'était le début d'une crise. Elle a opposé d'une part le camp ANJORIN avec ses fidèles (Bertin AGONKAN et l'Honorable Augustin AHOUANVOEBLA formant avec lui les trois non démissionnaires) soutenus par le Ministère des sports, la Confédération Africaine du Football (CAF) et la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) ; d'autre part le camp ATTOLOU soutenu par le magnat du monde des affaires Sébastien AJAVON et tout le peuple béninois.

La bataille judiciaire a été rude. La seule constance qu'il importe de faire remarquer est que toutes les décisions de la justice béninoise ont donné raison au camp ATTOLOU mais l'Etat béninois, avec la complicité d'une certaine CAF et FIFA, a choisi de soutenir le camp ANJORIN. On n'a du mal à oublier cette célèbre phrase du Président Boni YAYI lors des festivités commémorant le 1er Aout 2011 "  on m'a dit que la FIFA est une machine qui broie tout " pour expliquer son choix de supporter le camp ANJORIN et qui l'a poussé à casser une décision prise par la Cour d'Appel. Ainsi, l'on a accepté que trois membres non démissionnaires cooptent douze autres pour remplacer les démissionnaires plutôt que de passer à de nouvelles élections. Après la légitimité de cette nouvelle équipe, cette dernière poussa le bouchon plus loin en excluant des activités du football les meneurs de la fronde. De même, de nouveaux textes bachotés et taillés sur mesure sont votés dans la foulée avec la complicité des tristement célèbres Prosper ABEGA et Primo CORVARO. Ces derniers empêchent les membres du camp démissionnaire non exclus de briguer la présidence de la FBF. Mais l'habitude étant une seconde nature, la lune de miel entre les nouveaux acteurs du football ne durera que le temps d'un feu de paille. Ainsi naquit la crise ANJORIN - AHOUANVOEBLA.

 

La crise Anjorin - Ahouanvoebla…

 

Très tôt, beaucoup trop tôt, j'ai envie de dire, les mariés d'hier se sont très vite tourné dos dans le lit conjugal. L'Honorable Augustin AHOUANVOEBLA, soutenu par certains membres cooptés, dénonce les mêmes maux que le camp ATTOLOU. Ils forment désormais un nouveau camp décidé à dégager ANJORIN de la FBF. Le public béninois sera choqué par cette assemblée générale d'adoption des textes à la veille du match BENIN - ALGERIE, qui a tourné presque au pugilat. Quels mots n'a-t-on pas entendus ? Quelles insultes ne se sont-ils pas envoyés ? Quelles invectives n'avons-nous pas suivies de la part de ces pères de familles ? Des images horribles, relayées en boucle, par nos chaines de télévision sur lesquelles se sont délectés de milliers d'internautes dans le monde. C'était le début d'une nouvelle situation délétère.

 

Le volte face d'Anjorin…

La guerre entre les camps ANJORIN et AHOUANVOEBLA s'activa. C'était la bataille du contrôle des délégués et des différents comités (commissions ???) devant connaitre des questions électorales. Mais dans la foulée, traqué de toute part et délaissé par son soutien d'entant qu'était l'Etat par le biais du ministère des sports, ANJORIN annonça publiquement qu'il ne se présentera pas aux prochaines élections de la FBF. Les cartes semblaient être redistribuées sauf que le roublard, l'animal politique, plaça son poulain DIDAVI et tapis dans l'ombre, tirait sur les ficelles.

 

La controverse des élections….

 

C'est dans une ambiance de suspicion, de tension extrême et d'incertitudes que les élections eurent lieu le 24 aout 2013. La FIFA et la CAF étaient représentés par le fameux Prosper ABEGA (encore lui !!!) et Constant OMARI. L'Etat béninois, par le biais du ministère des sports, était aussi représenté de même que le Comité National Olympique et Sportif. Après les discours d'ouverture, grande fut la surprise quand la presse a été invitée à vider les lieux en contradiction avec ce qui se fait sous d'autres cieux mais aussi avec les déclarations du président sortant quelques jours plus tôt. Le verdict tomba très vite. Sur les quarante-sept (47) délégués ayant voté, quarante-sept (47) ont valablement exprimé leur suffrage. Vingt-trois (23) l'ont accordé à la liste conduite par le poulain d'ANJORIN (DIDAVI) et vingt-quatre (24) à la liste AHOUANVOEBLA. Le camp AHOUANVOEBLA estime avoir gagné et le camp DIDAVI conteste. Les interprétations juridiques fusent de toute part allant des plus sensées au plus sordides. Les envoyés spéciaux de la CAF et de la FIFA quittent leur rôle d'observateurs et prennent position. Les comités électoral et de recours se livrent leurs batailles rangées. Une prétendue FIFA s'y mêle et sans même attendre le compte rendu de ses émissaires envoie une lettre et prend position. Bref, un vrai imbroglio duquel assurément le foot béninois ne s'en sortira jamais. Sans vouloir rentrer dans la polémique d'interprétation des textes mais aussi sans avoir la prétention de jouer au juriste que je ne suis pas, je voudrais tout de même expliquer pourquoi nous n'allons jamais sortir de cette crise à cette allure.

 

Une éternelle incompréhension sur les textes…

 

Je voudrais ici soumettre à l'attention de mes lecteurs quelques éléments qu'il me parait important de souligner afin de susciter vos réflexions. Les textes fabriqués par ces adversaires d'aujourd'hui, alliés d'hier avec l'aide des sieurs CORVARO et ABEGA en début d'année, ratifiés par la FIFA avant même d'être adoptés en Assemblée générale ont montré leurs incohérences.  Dans ces statuts de la Fédération Béninoise de Football adoptés le 20 février 2013, l'article 26.3 stipule que " L'élection du président et des autres membres du comité exécutif se fait au scrutin de liste. Est élue au premier tour la liste qui obtient la majorité simple (50% + 1) des suffrages valablement exprimés. " Sans être juriste, il convient de rappeler que  la majorité simple signifie que celui qui a obtenu le plus grand nombre de voix  l'emporte sur l'autre. Par contre, la majorité de 50% +1 correspond à la majorité absolue d'un nombre pair. La majorité simple est donc complètement différente de 50% + 1. Sachant que ce qui est mis entre parenthèse vient expliquer ce qui vient avant, il apparait là une grossière bêtise dans ces statuts de la FBF. C'était  d'ailleurs le point de départ de toutes les controverses post électorales. Les uns parlent de majorité simple pour expliquer leur victoire, les autres parlent de majorité de 50% + 1 pour expliquer le second tour qu'ils exigent. En poussant ma curiosité plus loin, je découvre que l'article 27.4 du code électoral de la FBF appliqué aux élections du 24 aout 2013 stipule que le quorum du comité électoral (50% + 1) des cinq membres fait trois (3) membres et non quatre (4). Il apparait donc que même si l'on devrait considérer la  majorité absolue, cette dernière serait de vingt-quatre (24) délégués et non vingt-cinq (25) ; (Vous pouvez aller consulter tous les documents juridiques). Le comité électoral étant acquis à la cause du camp AHOUANVOEBLA, proclame ce dernier vainqueur ; mais le comité de recours favorable au camp DIDAVI, soutient le contraire suite au recours à lui adressé par ce dernier. Il convient de préciser que la décision de ce comité est sans recours. Mais là encore, je découvre à l'article 15.4 du code électoral utilisé pour ces élections qui, parlant des prérogatives du comité électoral, stipule que "  de manière générale, statuer en dernier ressort sur toutes les questions relatives à la procédure de vote lors du congrès électif. " Plus loin, l'article 20.2 dit que " En cas de litige sur la validité ou la nullité d'un suffrage, la rédaction du protocole de dépouillement, la proclamation des résultats ou toute autre question relative à la procédure de dépouillement, la commission prend une décision finale ". L'article 25 parlant de proclamation des résultats définitifs dit aussi que la commission électorale proclame les résultats définitifs. Le constat ici est que nulle part, le comité de recours n'intervient dans les questions de litige post électoral. Mais il se fait ici que, ce dernier saisi par le camp DIDAVI se déclare compétent, invalide la proclamation des résultats par le comité électoral, annule la passation de service et renvoie le dossier devant la FIFA. Ironie du sort, cette fameuse FIFA bien avant le compte rendu de ses envoyés avait déjà pris position pour un camp et disait attendre la décision du comité de recours. Il convient aussi de rappeler que le camp AHOUANVOEBLA ne peut pas se plaindre devant les juridictions civiles. De même, l'arbitrage d'une certaine FIFA n'est prévu nulle part dans les statuts régissant les élections à la FBF sauf ignorance de ma part. Au cas où il aurait même été prévu, il est déjà biaisé car sans écouter les différents protagonistes, elle (FIFA) semble déjà avoir pris parti.

Voilà ce que j'appelle imbroglio juridique duquel jamais le foot béninois ne s'en sortira. Personne ne voudra se laisser faire et la crise s'enlisera davantage. Pendant ce temps, ce sont les footballeurs qui sont les vrais perdants.

 

Quand deux éléphants se battent ce sont les herbes qui en souffrent…

Dans tout ce débat juridico-politico-économique, c'est le footballeur béninois qui est sacrifié. C'est le football béninois à peine émergeant qui est étouffé dans l'œuf. C'est la jeunesse béninoise qui est assassinée. Le championnat professionnel qui a suscité tant d'espoir est mort et enseveli depuis à peu près une saison et demie. Une parodie de championnat s'est jouée dans des ''champs de patate'' avec une grappe de spectateurs et un spectacle piteux. Les clubs béninois ne participent à aucune compétition. Les joueurs sont livrés à eux-mêmes, sans salaire, et meurent de faim. Les investisseurs sont mis à l'écart, car exclus. Les centres de formation sont écartés de la FBF. Le meilleur centre de formation du pays en termes d'équipements a fermé ses portes. Voilà peint, le tableau du football béninois. Au même moment, deux camps s'affrontent autour des intérêts et un troisième est à la touche et observe. Devant cette situation, il urge que l'Etat béninois siffle la fin de la récréation.

 

Dr. Canicius OVIDIO de SOUZA

Commentaires   

 
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DG du quotidien LE CONFRERE DE LA MATINEE

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