Flash

Sacré Champion d’Europe avec le Real de Madrid puis avec le Portugal et Ballon d’or 2016 pour la 4ème fois, Cristiano Ronaldo ajoute à sa collection le trophée The Best - Joueur de la FIFA ce lundi 9 janvier 2017. Les autres têtes couronnées de la Soirée sont : Carli Lloyd (États-Unis) : Joueuse FIFA, Claudio Ranieri (Leicester) : Coach FIFA, Silvia Neid (Allemagne) : Coach féminine FIFA

Un fonctionnaire de la République en faute est passible d’une sanction allant jusqu’à sa radiation en fonction de la faute commise. Dans le cas de la radiation du capitaine Trêkpo du corps des Eaux et forêts, il y aurait vice de forme, selon les textes régissant les Eaux et forêts.

Patrice Trêkpo ne figure plus dans le corps des Eaux et forêts et donc dans la liste des agents émargeant au compte du trésor national. Ainsi en a décidé le conseil des ministres tenu le 13 décembre 2017. Pour avoir eu le cran d’ouvrir le cran d’arrêt de la parole et la libérant alors, l’officier Patrice Trêkpo, Secrétaire général du syndicat des Eaux et forêts avait, semble-t-il, commis le crime odieux et crapuleux de dire des vérités qu’il ne devait et qu’il ne fallait pas dire. Aussi, doit-il payer le prix de son outrecuidance, le prix de sa désobéissance verbale aggravée. L’on se rappelle que suite à la sortie médiatique incendiaire du capitaine Trêkpo, sa hiérarchie au plus haut sommet avait prononcé contre lui, une sanction de 60 jours d’arrêt de rigueur et sans salaire.

Mais à peine sorti de cette sentence déjà jugée trop sévère par beaucoup de béninois, que le couperet tombe. Dans le relevé du conseil des ministres de ce 13 décembre, le ministre du Cadre de vie et du développement durable, Didier José Tonato, a, pour justifier au nom du gouvernement sa décision de radiation du capitaine « L’enfant terrible » du corps des Eaux et forêts, procédé par morceaux choisis dans l’intervention du « supplicié » qui disait entre autres « …Nous allons nous préparer pour mettre hors d’état de nuire, et les matériels de transport et les hommes qui se livreront à ces actes de capture. Nous, nous sommes une force armée, nous savons ce qu’il faut faire et quand il faut le faire… ». Le ministre censeur, tout en reconnaissant que le mis en cause a déjà écopé d’une sanction, la juge cependant d’insuffisante s’appuyant sur les morceaux choisis et retenus contre Trêkpo pour le « guillotiner moralement, financièrement et socialement » en prononçant sa radiation pure et simple de la fonction publique.

Est-ce là la meilleure manière de signifier à la grande muette en général qu’elle doit rester muette quels que soient les dysfonctionnements qu’elle constaterait ? Est-ce une manière de lui interdire toute forme de syndicalisme ? A croire qu’on veut ni plus ni moins l’inféoder ? Que faire donc pour mettre à ses corps qui ont le droit à la parole syndicale, la muselière à la bouche, les rendre sourds et aveugles ?

Et pourtant, ce corps des Eaux et forêts est réglementairement régi, en conformité avec la Constitution du 11 décembre 1990 par des textes. Et dans le cas présent, l'article 64 du Décret N° 2016 -155 du 17 mars 2016 portant règlement des services et de discipline générale dans l'Administration des Eaux, Forêts et Chasse précise très clairement que le ministre ne peut modifier l'avis du collège de cinq officiers qui siègent au conseil qu'en faveur du mis en cause.

Pourquoi alors tordre le cou à un article aussi clair et limpide comme de l’eau de roche ? Et pourquoi vouloir que le mis en cause fasse acte de repentance et présente des excuses ? Et si c’était le cas, à qui devrait-il les faire ? Au ministre ou sa hiérarchie ? Cette décision semble mal cacher une volonté de personnaliser un dossier qui devrait être atténué en conseil des ministres et nom politisé et aggravé au point de crucifié un citoyen dont le courage verbal dérange. Aurait-il menti dans ses déclarations ? Pourquoi cette mesure qui sonne comme un acharnement de plus ? Le droit à la parole est-il en train d’être récusé petit à petit aux Béninois ? Si tel est le cas, « Vive alors la dictature maquillée sous un jour démocratique » !

Une fois encore, le gouvernement, en pensant régler un problème a apporté la preuve qu’il a encore violé les textes régissant une corporation des forces armées béninoises.

Kolawolé Maxime SANNY 

Ajouter un Commentaire


DG du quotidien LE CONFRERE DE LA MATINEE

A la une

Radio en ligne

logo soleil

 

581630 373700276008832 1256610700 n

 

Cliquez pour écouter en direct

Nos partenaires

   
 

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Rejoingnez nous sur facebook

Compteur de visite

www.joomlatutos.com
mod_jts_counterstats
mod_jts_counterstats
mod_jts_counterstats
mod_jts_counterstats
mod_jts_counterstats
mod_jts_counterstats
mod_jts_counterstats
Aujourd'hui :
302
Hier :
1251
Semaine :
9574
Mois :
22382
Total :
1016161
Il y a 10 utilisateurs en ligne
-
10 invités